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samedi 6 novembre 2021

JEAN Erfurt

 

https://1914-18.be/2016/03/26/le-camp-derfurt/

Un article dans l'édition du journal "Le matin" du 17 mai 1915 nous apporte quelques informations sur la vie dans les camps de prisonniers:


Pierre raconte:                                                                                            le blog d Pierre

LE CAMP D'ERFURT


Une chambrée bien propre,... pour la photo:












Jean se souvenait. Il racontait à sa manière :
Le plan du camp:


en maquette 














La Gazette des Ardennes, journal pro allemand, diffusé en France a publié pendant les années de guerre, des listes de prisonniers français dans les différents camps allemands. Il s'agissait d'informer les familles.
En cherchant bien, on a trouvé le 30 Novembre 1916:


Son nom est un peu modifié, mais c'est bien lui.
Sur ce document nous voyons qu'il est entouré de ses camarades du 64è RI, que des "pays", des gars de la Loire inférieure et de la Vendée. On était un peu "en famille". Il y avait là Pierre Chiron et Baptiste Loizeau que Jean connaissait bien.
Ci-joint une liste des prisonniers du 64è RI prisonniers à Erfurt : Prisonniers à ERFURT

Scènes de vie au camp d'Erfurt : blanchisserie cordonnerie, bibliothèque, tennis, poterie, atelier russe


Puis, Jean nous dit:

Il s'agit plutôt d'Oldisleben à 33 kms au nord d'Erfurt:  voir                plan


Un charmant village, vers 1900.....
Et une terrible mine de potasse.....



https://commons.wikimedia.org/wiki/File:10808-Oldisleben-1909-Kalifabrik_Gro%C3%9Fherzog_Wilhelm_Ernst,_Poststra%C3%9Fe,_Hinzeplatz-Br%C3%BCck_%26_Sohn_Kunstverlag.jpg

Wikiwand nous dit:
"Les deux puits désaffectés de l' Union des usines de potasse du grand-duc Wilhelm Ernst (Sachsen-Weimar-Eisenach) sont situés immédiatement à l'ouest d' Oldisleben , un quartier d' An der Schmücke dans le Kyffhäuserkreis de Thuringe. Vous êtes dans l'ancien quartier de l'"Exclave Oldisleben" 

"Le 9 décembre 1905, le fonçage du puits Großherzog Wilhelm Ernst I (également connu sous le nom de puits Möllendorf) commence ; sa profondeur finale de 595 m est atteinte au bout de trois ans. Le deuxième puits, le puits Großherzog Wilhelm Ernst II (également connu sous le nom de puits Hainthal), est situé à environ 1325 m à l'ouest du puits I. Il n'a été coulé que sept ans plus tard, le 6 novembre 1912. Sa profondeur finale de 621 m a été atteint au début de 1914. la récupération de la carnallite et du sel dur a été faite à partir de 1908. la méthode d' exploitation minière était la chambre et le pilier-Procédure. Les sels extraits étaient traités dans la propre usine de potasse du syndicat, à laquelle un téléphérique menait."
 * les contributions pour une bonne traduction de l'allemand sont les bienvenues


parle d'une machine :


On en apprendra encore plus en consultant wikiwand :        la mine de potasse d'Oldisleben

On peut voir l'entrée du puits aujourd'hui ici                         le-puits-d'oldisleben
 
Nous n'avons pas de photos de l'intérieur de la mine. Mais une autre mine, à Sonderhausen - 30kms - est ouverte au public.   Allez voir;                        
                 Sonderhausen



Jean parlait d'un camp de "Représailles", "Punition collective".

Le travail était très pénible et les prisonniers  - non qualifiés.
D'anciens mineurs racontent:


Au fond d'une mine de potasse en France en 1912 : lalsace.fr

lalsace.fr


La Croix rouge a pu inspecter quelques mines, Leurs rapports sont alarmants. La presse de l'époque en a fait l'écho :pire que les usines.
La dépêche du Berry, le 6 juin 1916 :




Jean a vécu cela, pendant plus d'un an (1915 - avril 1916).


Un homme solide, Jean.

Sur le rapport de MM Blanchod et Speiser :                     Le traitement des prisonniers français en allemagne

Et, le 28 avril 1916, la galerie où il travaillait s’effondre:


Jean, pas très bavard:

Heureusement, il a donné à ses proches des détails :
"Le toit de la galerie s'est effondré. Des blocs de roche sont tombés sur le sol. Un bloc est tombé sur ma jambe gauche. Je me suis évanoui. On m'a raconté que les secours sont arrivés plus tard, m'ont vu inanimé, m'ont cru mort et sont repartis. Ce n'est que beaucoup plus tard..."

le diagnostic est sans appel : fracture du fémur gauche. Le chirurgien a raccourci la jambe de 5 centimètres.


La réalité c'était ça;


https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k607113x/f1.textePage.langFR

Et ça :



http://jpbro.unblog.fr/2017/12/07/les-prisonniers-de-guerre-francais-en-allemagne

Il fut évacué au lazaret d'Erfurt:    Reservelazarett 1 ( à l'intérieur du camp)
On le voit ici probablement à l'extérieur du lazarett du camp d'Erfurt.


archives familiales


Puis transféré à l’hôpital royal militaire de réserve I Erfurt, une maison de convalescence.
C'est très certainement ici:




Et c'est peut-être là que la photo ci-dessous a été prise. Où on voit Jean au centre О

archives familiales

Et peut-être ici aussi:

archives familiales

Il y côtoya des soldats allemands:


Voir aussi:                           photo Kônigl Reservelazarett Erfurt

Puis, Jean nous dit qu'il fut envoyé 

http://www.genealogie-bazadais.fr/Langensalza.htm

le blog de Pierre

Médecins du camp
http://www.genealogie-bazadais.fr/Langensalza.htm


 La vie y était là aussi difficile. On a rapporté:


Il y restera jusqu'à son transfert en Suisse le 10 janvier 1917.

Prochain article ; La Suisse